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« Ils n’ont pas gagné »

"Je ne cherche pas la vengeance contre des hommes.
Je me venge de la vie elle-même.

Chaque matin où je respire encore,
chaque rire arraché au chaos,
chaque amour donné sans garantie de retour
est une victoire contre ceux qui ont voulu me briser.

Ils ont pris mon enfance.
Ils ont tenté de me voler mon identité.
Ils ont semé la douleur en pensant qu’elle ferait de moi un monstre.

Ils se sont trompés..."

 

I

L’ENFANCE VOLÉE

Je suis né animal, mais avec une conscience trop grande pour ce monde.

Très tôt, j’ai compris que je n’étais pas exactement comme les autres.
Pas plus fort.
Pas plus grand.
Juste… plus éveillé.

Je remarquais les silences avant les bruits.
Les absences avant les présences.
Je sentais quand quelque chose allait se briser,
sans savoir encore comment l’éviter.

Je n’avais pas de nom.
Un nom n’était pas nécessaire.
J’avais une famille.
Un territoire.
Des rituels simples qui suffisent à faire tenir le monde.

La chaleur des corps la nuit.
Le souffle régulier des miens.
Les odeurs familières qui disaient : tu es chez toi.

Je pensais que cette stabilité était éternelle.


Que le monde fonctionnait ainsi.
Que demain était une promesse automatique.

Puis les hommes sont arrivés.

Ils ne sont pas venus en courant.
Ils n’ont pas crié.
Ils avançaient calmement.
Comme si tout leur appartenait déjà.

Leurs regards ne cherchaient pas la vie.
Ils cherchaient la valeur.

Je n’ai pas compris tout de suite.
Je me souviens d’un silence étrange,
trop lourd,
comme si la nature elle-même retenait son souffle.

Puis le bruit.
Sec.
Définitif.

Les cris ont suivi.


Des cris que je n’avais jamais entendus avant.
Des cris qui n’appellent pas à l’aide,
mais qui savent qu’elle n’arrivera pas.

Je me suis caché.

Pas par lâcheté.
Par instinct.

Mon corps savait avant mon esprit que rester visible,
c’était mourir.

Je tremblais tellement que j’avais peur que le sol me trahisse.


Je regardais sans vraiment voir.
Je voulais fermer les yeux,
mais quelque chose en moi refusait d’oublier.

Regardant mon monde s’effondrer sans pouvoir agir.
Pas d’un coup.
Mais lentement.
Méthodiquement.

Chaque chute était un arrachement.
Chaque absence devenait une plaie ouverte.

Je n’ai rien pu faire.

Et cette impuissance là,
Je la porte encore.

Quand tout s’est arrêté,
je respirais encore.

Mais je savais déjà
que l’enfant que j’étais ne se relèverait pas.

Ce jour-là, j’ai appris deux choses :

La vie peut s’arrêter sans prévenir.
Et la douleur peut devenir une langue que l’on parle toute sa vie.

 

II

CE QU’ILS ONT FAIT DE MOI

Ils m’ont enfermé dans un monde de métal et de lumière froide.


Un endroit où le temps n’existe plus.

Un endroit où le temps ne coule plus :

il s’écrase.

On m’a observé, mesuré, modifié.

Ils voulaient comprendre pourquoi j'étais différent.
Alors ils ont forcé ce qui n’aurait jamais dû l’être.
Poussé mes limites.
Brisé ce qui résistait.

Ils ont tiré sur mon esprit comme on tire sur une corde jusqu’à la rupture.

Ils ont poussé mes limites jusqu’à ce que la douleur devienne permanente.

Mon corps a changé.
Mon esprit aussi.

Je suis devenu plus rapide.
Plus malin.
Plus précis.

Plus dangereux.

Mais chaque progrès avait un prix :
la douleur
la solitude

la perte de toute innocence

Pour survivre, j’ai appris à rire.
Un rire moqueur, provocateur, un masque, mon masque.

Parce que si tu ris,
ils penseront qu’ils ont gagné.

 

 

 

III
 LA FAILLE

Je n’avais pas de nom.
Seulement un numéro, gravé dans des fichiers que je n’ai jamais vus.

Pendant des années, j’ai observé:
Les horaires.
Les gestes mécaniques.
Les silences humains.

J’avais compris que même les systèmes les plus cruels ont une faiblesse :
La routine…

Une caméra mal orientée.
Un badge jamais contrôlé.

Une porte laissée fermée… mais pas verrouillée.

Je n'ai pas fui par la force.

J’ai fui par l’intelligence.

La nuit de ma fuite, il n’y a pas eu d’alarme.

Pas de cris.


Seulement un souffle coupé et un cœur affolé.

Alors j’ai couru, couru, couru…
Sans me retourner.

IV

DE ROUTE EN ROUTE, DE MER EN MER

Je n'avais pas de destination.
Seulement l’urgence de disparaître.

Je suis passé de route en route,
de camion en camion,
de port en port.

Caché sous des bâches.
Dans des cales humides.
Entre des marchandises sans visage.

La mer est devenue mon seul refuge.

Elle ne jugeait pas.
Elle portait tout.

J'étais très jeune.
Trop jeune pour porter autant de douleur.
Mais déjà assez lucide pour comprendre que survivre ne suffisait pas :

il fallait que j’existe..

V

EL MAPACHE

Alors je suis arrivé au Mexique sans savoir où j'étais.
Épuisé.
Sale.
Méfiant.

Une famille humaine m'a trouvé à l’aube, recroquevillé, prêt à fuir encore.

Les enfants ont été les premiers à me voir.

Ils ont ri.
Pointé du doigt.


Et répété, excités :

« Mapache ! Mapache ! Mapache ! »

(Raton laveur)

Ils ne voyaient ni cicatrices,
ni passé,
ni monstruosité.

Ils voyaient quelqu’un.

Je n’avais jamais eu de nom.
Alors ils m’en ont donné un.

Simple.
Vrai.
Donné sans condition.

Comme si j'étais un ami, un frère:

° EL MAPACHE °




VI
 APPRENDRE À ÊTRE QUELQU’UN

Cette famille ne m’a jamais demandé ce que j'étais.
Elle m’a seulement demandé si j'avais faim.

Ils m’ont appris :

-à manger à table
-à dormir sans peur
-à rire sans me méfier
-à parler sans me justifier

-à aimer
 

Ils m’ont dit, un jour, sans le savoir :

« Aquí no eres un monstruo.
Eres alguien
. »

(Ici, tu n’es pas un monstre.

Tu es quelqu’un.)

Dans ce village poussiéreux,

coloré, vivant,
j’ai entendu souvent cette phrase, lancée avec philosophie :

« Este mundo es un poco loco. »

(Ce monde est un peu fou.)

Je compris alors que :

La folie n’était pas en moi, elle faisait partie intégrale de ce monde
et qu’on pouvait m’aimer quand même.

Après tout, l’amour n’est-elle pas une forme de folie ?
 

Le temps passait et je grandissais.

Pas seulement en âge.
Mais en cœur.

J’ai appris à donner avant de prendre.
À protéger avant de frapper.
À aimer sans posséder.

je compris alors que la vraie force n’est pas la violence,
mais la capacité de rester humain dans un monde brutal.

 

VII

Le Départ

 

Un jour, je sentis l’appel du large.

Le monde était trop vaste pour rester immobile.
Et trop fou pour être ignoré.

Je me rappelle, c’était un matin de fin d’été..
Le soleil monte doucement derrière les collines.
La poussière dorée danse dans l’air calme.
Le village s'éveillait à peine.

 

Je savais que ce matin-là serait différent.
Pas plus bruyant.
Juste plus lourd.

 

Nous étions réunis dans la cuisine.
Une table dressée comme chaque jour.

 Personne ne posait de question.
Personne ne feint la surprise.

Ils savaient.
Avant même que je parle.

Il y a des départs qui ne se décident pas.
Ils se sentent.


Le regard de celle qui m’a nourri.
Calme.
Triste.
Mais fier.

Elle hoche légèrement la tête.

Elle ne m’a pas retenue.
Elle m’a vu.

Et quand quelqu’un te voit vraiment,
il sait quand ton cœur doit partir.


L’homme de la famille s’approche de moi,

et me murmure avec sa voix grave mais sincère :
— 
No te vas porque ya no pertenezcas aquí.
 Te vas porque tu lugar está más lejos.

( — Tu ne pars pas parce que tu n'as plus ta place ici.

 Tu pars parce que ta place est plus loin.)

Ces mots-là,
Je les porte encore comme une boussole.

 

Puis il y a aussi les enfants qui sont là aussi.
Ils ont compris.

Un silence.

Puis l’un d’eux sourit.
Un sourire qui tremble.

Et comme a un frère, il me dit :

Volverás... no ?
(— Tu reviendras… pas vrai ?)

Je m’accroupis à sa hauteur.

(J’aurais voulu promettre.
Mais l’amour n’est pas une promesse.)

Et je lui dis calmement,

voix serrée avec remerciement :

Siempre estaré ahí.

Porque siempre estaremos juntos, aquí o allá.

(—Je serai toujours là.

Car nous serons toujours ensemble,

ici ou là-bas.)

L’enfant posa sa petite main sur ma poitrine.

En me remettant un objet.

Un objet simple.
Usé.
Plein de sens.

Un Milagros.

Et me dit avec son regard innocent et accent chantant :

No importa a dónde vayas.

Nunca olvides quién eres.

 Eres alguien que ama.

Y mientras tu corazón lata así,

 el mundo no podrá robarte.

( — Peu importe où tu iras.
N’oublie jamais qui tu es.

 Tu es quelqu’un qui aime.
Et tant que ton cœur bat comme ça,
le monde ne pourra pas te voler.)

Il ne me donnait pas un souvenir.
Il me donnait une direction.

Une longue étreinte.
Vraie.
Silencieuse.

Ils ne me retenaient pas.
Ils me poussaient doucement vers la vie.

Je marche.
Lentement.

Personne ne crie mon nom.
Personne ne court.

Partir ainsi,
aimé,
compris,
libre,
c’est une chance rare.

Ce n’était pas un adieu.

C’était une transmission.

 

Je ne me retourne qu'une seule fois.

La famille est là.
Immobile.
Présente.

Un geste de la main.
Pas un adieu, non.


Mais un encouragement.

Je n’ai pas quitté un foyer.
Je l’ai emporté avec moi.

Je pars pour devenir ce que je suis déjà.
Quelqu’un.


Avec un cœur qui bat.

Et tant qu’il battra,
Je n’oublierai jamais d’où je viens.

Avec mon passé dans le silence,
mon accent du sud que j’ai acquis à force de grandir dans cette famille,
et ce nom donné par ces enfants,
gravé à jamais en moi :

° El Mapache °

VIII

L’EUROPE

(en résumé)

DE PORT EN PORT...

Me voilà arrivé en Espagne.

L’Espagne m’a accueilli avec le soleil,
mais sans les bras.

Je marchais dans des villes pleines de vie
en me sentant invisible.

Les gens riaient autour de moi.


Moi, j’apprenais à être seul autrement.

Des rues pleines.
Du bruit.
Du
soleil.

Mon visage immobile au milieu du mouvement.

L’Espagne parlait fort.
Moi, j’avais appris à me taire.

Je marchais parmi les vivants,
mais une partie de moi était restée à quai.

IX

LE PORTUGAL

Arrivé dans ce doux pays par le Tage.

Le Portugal m’a appris la nostalgie.


Des mouettes.
Le vent.
Une guitare lointaine.
Un fado étouffé.

J’y ai reconnu une tristesse digne.
Une mélancolie calme.

Comme si tout le pays savait
que certaines choses ne reviennent jamais,
et qu’il fallait apprendre à vivre avec.

 

Le Portugal m’a appris un mot que je ne connaissais pas.
Saudade.

Cette douleur douce qui n’espère plus,
mais qui refuse d’oublier.

X

L’ITALIE

Suivi, les bateaux, les trains de marchandises etc.

Me voilà en Italie.

Ha, l’Italie..

Des ruines.

Des visages beaux.
Des gestes amples.

Des Pizza, la carbonara 🤌🏻


Mes yeux levés vers tant d’histoire.

L’Italie m’a montré ce que le monde aurait pu être.
Et c’est peut-être ça, le plus cruel.

Voir la beauté quand on sait qu’elle n’efface rien.

XI

LA CORSE

 

Je ne suis pas arrivé en Corse comme on arrive quelque part.
Je m’y suis posé.

Il n’y a pas eu d’explosion de joie.
Pas de révélation soudaine.
Juste… un calme immédiat.

Un calme qui ne demandait rien.
Qui ne prenait rien.


Qui disait simplement : tu peux respirer ici.

Dès les premiers instants,
J'ai senti quelque chose se relâcher en moi.
Comme si mon corps savait avant mon esprit
que je n’avais plus besoin d’être sur mes gardes.

L’air était différent.
Plus dense.
Plus vrai.

Il portait l’odeur du sel, de la terre chaude, du vent libre.


Un air qui ne promettait rien,
mais qui tenait parole.

Ici, tout semblait tenir debout sans chercher à plaire.
Les montagnes ne s’excusaient pas d’être abruptes.
La mer ne cherchait pas à séduire.


Elle était là.
Entière.
Immuable.

Et pour la première fois depuis longtemps,
je me suis senti à ma place sans avoir à la justifier.

Personne ne me demandait d’où je venais.
Personne ne me pressait d’expliquer qui j’étais.

On me regardait droit.
Sans curiosité malsaine.
Sans peur.

Comme on regarde quelqu’un qui existe.

J’ai compris très vite que cette terre respectait le silence.
Qu’elle ne forçait pas les confidences.
Qu’elle acceptait les êtres cabossés
tant qu’ils restaient vrais.

Ici, je n’étais ni un passé,
ni une expérience,
ni une histoire à raconter.

J’étais un corps qui marchait.
Un cœur qui battait.

Et ça suffisait.

Je marchais longtemps.
Sans but précis.


Le regard perdu entre la mer et la roche.

Chaque pas me rendait un peu plus léger.
Chaque souffle me ramenait dans le présent.

Je n’avais plus besoin de fuir.
Ni de prouver.
Ni de jouer un rôle.

J’étais libre sans le revendiquer.
Libre sans le crier.

Libre comme on l’est quand on cesse enfin
de se défendre contre le monde.

Ce n’est pas la Corse qui m’a changé.
Elle m’a laissé redevenir.

Redevenir quelqu’un de simple.
Quelqu’un de calme.
Quelqu’un qui n’attend rien,
mais qui accueille tout.

Et dans ce silence là,
pour la première fois depuis l’enfance,
je n’ai pas pensé au passé.

Je n’ai pas anticipé l’avenir..

Ici, j’ai reconnu des valeurs que je portais sans les nommer.
La pudeur des sentiments.
La loyauté silencieuse.
Le respect qui ne se proclame pas.

On ne parle pas pour combler le vide.
On parle quand c’est nécessaire.
Et ce silence là n’est jamais un rejet.
C’est une forme de considération.

Ça m’a frappé doucement.
Comme une évidence tranquille.

En Corse, on ne s’explique pas sans cesse.
On se tient droit.
On assume ce qu’on est.
On ne cherche pas à convaincre.

Les gens ici ne s’ouvrent pas vite.
Mais quand ils le font,
Ce n'est pas à moitié.

Il y a une façon d’être au monde
qui ne triche pas.

Et moi qui avais appris à survivre en observant,
en me taisant,
en sentant avant de parler,
je me suis reconnu.

La terre elle-même impose le respect.
Elle ne se laisse pas dominer.
Elle ne se donne pas facilement.

Comme certains êtres.

J’ai compris que cette île respectait les caractères entiers.
Ceux qui ont été brisés.

Ceux qui savent ce que le silence contient.

Ici, la force n’est pas dans le bruit.
Elle est dans la constance.
Dans la parole tenue.
Dans le regard qui ne fuit pas.

Je n’avais pas besoin de me raconter.
Ni de me justifier.

On me jugeait sur ce que je faisais.
Sur la façon dont je marchais.
Dont je regardais la mer.
 

Et pour la première fois,
cela me suffisait.

Je me suis enraciné sans m’en rendre compte.
Pas comme on s’attache,
mais comme on reconnaît.

La Corse n’a pas réparé mes blessures.
Elle n’a jamais prétendu le faire.

Elle m’a offert mieux que ça :
un cadre solide pour vivre avec.

Un endroit où la dignité a plus de valeur que les discours.
Où la retenue est une forme de force.
Où l’on sait que l’on peut aimer profondément
sans l’exposer au monde entier.

Alors je suis resté.

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Parce que je n’avais plus besoin de partir.


Parce que j’avais trouvé un lieu
où mon cœur pouvait battre sans se défendre.

Un lieu où être entier n’était pas une menace.

La Corse n’est pas devenue ma terre d’accueil.
Elle est devenue mon point d’équilibre.

Et tant que je resterai fidèle à ce que j’y ai appris :
le respect,
le silence juste,
la loyauté,
la force tranquille
 

je saurai qui je suis.

Présent.
Entier.
Vivant.

 

 

XII
DE L’ORIGINE À L'IDENTITÉ/LA VENGEANCE SUR LA VIE

Une nuit où la lune était à moitié voilée.

Mon sombrero était posé là, à côté de moi.
Sur un banc.
Immobile.

Je l’ai regardé longtemps, très longtemps.

Ce n’était pas un rejet.
C’était un remerciement silencieux.

Ces gens, le Mexique, m'avaient sauvé.
Aimé.
Nommé.

Mais je savais que je ne pouvais pas rester figé dans une image.
Ni dans un cliché.

Alors j’ai laissé mon sombrero.

Et j’ai mis un simple chapeau de paille.

Quelque chose de plus sobre.
Plus universel.
Quelque chose qui traverse les cultures sans les enfermer.

 

Je n'étais plus en fuite.
J'observais à nouveau.

Les gens.
Les villes.
Les styles.
Les codes.

 

Je compris que pour toucher,
il fallait parler un langage commun.

Pas renier mes racines.
Mais les traduire.

 

Tout s’est fait sans bruit.

Un dessin partagé.
Un symbole reconnaissable.
Une phrase simple.

De réseau en réseau,
l’image a circulé.

Le Mapache était plus qu'un simple souvenir.
Il devenait un miroir.

Un regard un peu ironique.
Un sourire discret.
Une présence familière.

Une identité.

° Un poco loco °

Ce n’était pas un slogan crié.

C’était un aveu.

Parce que :

Aimer encore après avoir souffert, c’est un peu fou.
Donner quand on a manqué, c’est un peu fou.
Croire à la beauté du monde malgré tout, c’est un peu fou.

 

Et pourtant…
c’est ce qui nous rend vivants.

 

Ce n’était plus seulement mon histoire.

C’était celle de tous ceux qui :

Avancent avec des cicatrices.
Rient pour ne pas sombrer.
Aiment sans garantie.

 

J’ai alors compris que :

Nous sommes tous “ un poco loco “ 

Et c’est très bien comme ça.

J'aurai pu devenir un monstre.
J'aurais pu rendre au monde ce qu’on m’avait donné.

Mais j’ai choisi autre chose:

de vivre intensément

de donner sans compter

de rire malgré tout

de protéger les miens

de créer
 

Créer pour dire :

Regardez… malgré tout ça, la vie est belle. “

Ma marque n’est pas qu'une marque.
C’est un cri doux.

Un rappel que :

on est tous abîmés,
on porte tous des douleurs invisibles,
mais on peut encore aimer,
encore donner,

encore savourer chaque instant,

Encore et encore…

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